Une petite escapade au soleil hivernal de Lausanne pour vous faire découvrir quelques unes des merveilles gastronomiques que cette ville et sa région possèdent. Je vous présenterai quelques chocolats suisses comme les Bouchons Vaudois, les Giscards, les chocolats « Blondel »… Mais aussi des spécialités absolument divines comme les « Malakoffs », les « Röstis », la « Fondue Suisse » et d’autres petites choses diaboliques!
Mon premier réflexe est de me précipiter dans un restaurant qui sert la fameuse « Entrecôte Café de Paris »! Ce beurre vient plutôt de Genève, mais il vaut vraiment le déplacement!
Rendez vous au Café de Paris, au 5, place Saint François.
De quoi s’agit-il exactement? C’est donc de l’entrecôte saignante dans un bain de beurre aux herbes et épices (dont la composition est secrète!).
Le tout est servi dans un plat que l’on place sur un réchaud, le beurre va alors fondre doucement et la viande va continuer de cuire dans cette merveille.
On prélève alors les morceaux de viande quand la cuisson est satisfaisante et pour alléger le tout, on sert l’entrecôte avec des frites « maison ». Tout ce mélange, arrosé d’un bon vin rouge de la région nous plonge directement dans l’ambiance qui nous attend!
Il faut donc bien une petite promenade digestive le long du Lac Léman.
On se retrouve à pied vers Ouchy et cela tombe bien car je dois me diriger vers le chocolatier qui vend les « Pavés de Lausanne ».
Le temps est tellement somptueux, que l’on a presque du mal à s’imaginer que l’on est en plein hiver en regardant les photos. Les feuilles des arbres sont absentes et la température négative étaient là pour me confirmer mes doutes!
Ce temps glacial m’enlève donc toute culpabilité pour déguster une ovomaltine bien chaude. Je pense que tout le monde connait cette poudre chocolatée suisse!
À Ouchy, se trouve un chocolatier où l’on peut se procurer les Pavés de Lausanne.
Ce sont des cubes de ganache au beurre aux amandes ou aux noisettes enrobés de chocolat au lait ou noir.
On trouve également de sympathiques couteaux suisses en chocolat.
Et surtout les « Bouchons Vaudois ».
Il s’agit d’une sorte de gaufrette aux noisettes…
Remplie de crème de noisette chocolatée.
Mais le magasin dans lequel je ne manque jamais d’aller est bien Blondel, au centre ville.
Cette merveilleuse boutique ouverte en 1850 au plancher qui craque n’a pas cédé à une rénovation moderne et « tape à l’oeil ».
Elle garde ainsi tout son cachet et son ambiance surannée.
Mais l’on vient chez Blondel surtout pour ses chocolats au marteau, tous plus délicieux les uns que les autres. Entre les chocolats noirs, au lait et blancs, ce sont en tout 48 variétés comme le chocolat au caramel brûlé, aux amandes caramélisées, au pavot, aux pistaches, au praliné feuilleté, au café croquant, au basilic, au gingembre, au poivre de cayenne, au miel, au citron, au piment etc…
Les chocolats au marteau se vendent bien sûr au poids et à chaque fois que j’y vais, ma carte bleue flambe!
Mes préférés? Le noir au caramel brûlé…
Ou bien encore au lait au praliné feuilleté et celui aux amandes caramélisées, même si je ne peux me passer du noir aux pistaches!
Le laboratoire de chez Blondel où toutes ces folies sont réalisées pour notre plus grand plaisir.
Mais on trouve aussi des truffes toutes plus alléchantes les unes que les autres.
Que dire de plus? Je pense que les images parlent d’elles même!!
Alors direction Blondel au 5, rue du Bourg à Lausanne!! On peut aussi les acheter par correspondance sur leur site http://chocolatsblondel.ch/
Direction ensuite la chocolaterie Wuthrich.
Le maître des lieux, Egon Kopp et sa femme m’ont reçu très chaleureusement dans leur boutique au 11, avenue Juste-Olivier.
Cette boutique possède une spécialité incroyable, les « Giscards »!
Les Giscards s’appelaient autrefois les Rigolettos. Mais l’ancien président français appréciait tant cette firandise que le confiseur, qui lui en envoyait une boîte chaque Noël, les rebaptisa du nom de leur célèbre amateur!
Le « giscard » est un petit chocolat (noir ou lacté) rempli d’un caramel liquide et surmonté d’un petit caramel croquant aux amandes. Mais la boutique a bien d’autres spécialités.
Comme le « Stephanie », une ganache au chocolat prise en sandwich entre deux sablés fondants au chocolat avec sur le dessus, un glaçage au chocolat.
On trouve les « Stephanie » en version « mini »…
Mais il ne faut pas partir sans goûter les tuiles aux amandes, si fines et si croustillantes!
Un petit tour au supermarché « Coop » avec ma très chère amie Nadine, grâce à qui j’ai pu découvrir ou redécouvrir toutes ces merveilles. Elle nous présente ici un toblerone local de taille somme toute assez modeste. Il y en a de véritablement géants! Mais on les trouve dans tous les aéroports du monde de nos jours.
Les fameux « ragusas » fourrés au gianduja (qui est italien du piémont je le rappelle!) avec des noisettes entières, un autre péché auquel il est difficile de résister!
Et tout un rayon de chocolats suisses comme Lindt et surtout le moins connu Cailler.
Mais aussi des pots de pâte aux morceaux d’ovomaltine.
Et l’un des mes chocolats industriels favoris, le frigor! Lindt en fait un très proche qui est le Lindor.
Le soir, à vingt minutes en voiture, on se retrouve dans un charmant restaurant de campagne, toujours au bord du Lac Léman: « l’Auberge de l’Union » à Bursins. Monsieur Jean Claude Daglia me reçoit même dans sa cuisine pour me montrer la confection de la spécialité de la maison, les fameux « malakoffs ».
Un coup de main expert et voici un cercle de pain de mie parfaitement garni d’un dôme de pâte au fromage (du Gruyère bien sûr!!).
La recette est bien sûr secrète mais comptez sur moi pour percer ses mystères!
Cela peut sembler lourd à première vue, car les malakoffs sont passés à la friture.
Le dôme de fromage gonfle alors et forme une croûte incroyable.
Servi avec une salade (dont l’assaisonnement est à tomber!) et accompagné d’un verre de vin du Lavaux, le malakoff se déguste brûlant.
Il faut sentir cette croûte et dévorer des yeux sa rondeur parfaite et appétissante.
Enfin, le couteau vient rompre l’harmonie pour révéler un intérieur riche et crémeux. Le tout est tellement délicat que l’on en oublie la friture et le malakoff disparait en quelques bouchées.
Mais le restaurant propose également les entrecôtes aux morilles.
Je pense que cela se passe de commentaires!
Mais il ne faut pas non plus oublier la traditionnelle fondue suisse « moitié moitié »!! Gruyère et vacherin fribourgeois travaillent de concert pour nous faire baver d’envie! Quelques morceaux de pain et hop on les plonge…
La maitresse des lieux m’a fait visiter la cave du restaurant qui contient une collection impressionnante de bouteilles.
Ils produisent même leurs propres bouteilles.
Et ils proposent aussi à la carte des bouteilles d’exception.
La balade continue dans Lausanne.
C’est le moment ou jamais de brûler les calories ingurgitées sans complexe.
Il faut d’ailleurs se rendre à la Cathédrale de Lausanne, en haut sur la colline.
Mais comme par hasard, je me suis retrouvé catapulté à l’autre bout de la ville devant une délicieuse fromagerie, « La Fermière » au 19, rue Saint Laurent.
Pour quoi faire?? Pour acheter des fromages suisses bien sûr! Car on ne peut venir ici sans parler de fromage à un moment ou à un autre!
Le Vacherin Mont d’Or est d’ailleurs bien au départ un fromage suisse!
Mais il y a aussi l’Appenzeller, le Vacherin Fribourgeois, le Gruyère (qui n’a pas de trou!), la Tomme Vaudoise, la Raclette du Valais, le Tilsiter etc…
Mais Lausanne produit des vins souvent méconnus dans le monde alors qu’ils sont tout à fait incroyables.
Direction le Lavaux par une belle fin de journée dans les villes de Lutry, Saint-Saphorin et Villette.
On y produit de merveilleux cépages comme le Vevey-Montreux, le Lutry, Villette, Épesses, Calamin Grand Cru, Saint-Saphorin, Chardonne le Vevey-Montreux, le Dézaley Grand Cru…
Le charme de ces vignobles tient bien sûr à leur situation géographique. Ils tombent directement sur le lac Léman avec une vue imprenable sur les Alpes.
Et le coucher de soleil prend ici une tournure magique.
Pour notre dernière expédition culinaire de ce voyage, nous partons cette fois à l’Auberge de Dully.
Ce restaurant toujours bondé (la réservation est quasi-obligatoire!) propose plusieurs spécialités, mais on y vient surtout pour dévorer les poulets grillés au feu de cheminée…
Un poulet parfaitement cuit qui embaume tout le restaurant et qui baigne dans jus…
Mais on mange ici le poulet avec les « röstis » qui sont servis à volonté!
Difficile de résister…
En dessert, une tarte flambée à la crème. Une fine pâte (mais vraiment très fine!!) avec sur le dessus, un mélange de crème double de gruyère (mais ce n’est plus du fromage, juste une crème très épaisse à 50%) et de sucre. Le tout caramélise légèrement et donne un goût et une texture inimitables.
Je suis bien sûr allé en coulisses pour observer l’incroyable ballet de cuisiniers qui s’affairent sur les poêles où dorent les röstis. J’ai même fait un peu d’espionnage industriel (je plaisante, ils m’ont donné quelques trucs!) et j’ai donc découvert quelques secrets que je ne manquerai pas de vous transmettre.
La fameuse tarte flambée en pleine cuisson au four en train de gonfler et de crépiter…
Toutes les recettes que j’ai découvertes lors de ce voyage me motivent et vont m’amener par la suite à les publier ici! Alors patience, mais les Malakoffs, les Röstis, les Tartes Flambées, la Fondue Suisse et Beurre Café de Paris n’auront bientôt plus de secret pour nous!









































































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