C’est cette fois en Andalousie que je vous emmène pour mon nouveau « voyage culinaire ». Comme vous le savez, c’est l’un des centres de la gastronomie espagnole. Alors profitons du soleil et des couleurs presque estivales pour arpenter les rues de Séville, goûter à a friture de Cadiz, manger des gâteaux à Arcos de la Frontera, boire un verre à Jerez et déguster un bol de Salmorejo qui n’a plus aucun secret pour nous!
Dès mon arrivée à Séville, le soleil brille et c’est le moment, tôt le matin, de partir faire le marché de la « calle San Luis ».
On y trouve l’asperge sauvage que nous reverrons plus tard. Nous ne traînons pas longtemps dans ce marché, car il y en a plein d’autres à faire…
Pas loin du marché, on se retrouve devant les anciens remparts de la ville.
Mais ce qui m’intéresse en face des remparts et qui n’est pas spécialement andalous, est le fameux beignet espagnol… Le petit kiosque, qui ferme l’après midi, ne désemplit jamais le matin.
Les churros se méritent et ce n’est finalement pas désagréable de faire la queue au soleil de Séville…
Victoire! Les churros sont en mains. Ils sont vendus au poids. Pas le choix, c’est minimum 250g!! Au moins, je ne manque pas d’énergie pour le reste de la journée.
Toujours dans la calle San Luis, on trouve comme partout, des maraîchers. Rien d’extraordinaire, sauf lorsque l’on est en Espagne et que tout prend un nouveau visage!
Coup de chance: c’est la saison des oranges. Partout en ville et dans la région, on trouve de beaux orangers qui colorent les rues.
Direction le couvent de San Leandro pour y acheter des « yemas ». Pas question de voir les bonnes soeurs à l’oeuvre ni à la confection de ces petites douceurs. Il y a simplement un tourniquet.
On parle à travers la porte et on demande la quantité de « yemas » que l’on souhaite. Et hop! Magie! Le paquet arrive après que la monnaie ait été récupérée par le tourniquet.
Voici la boîte avec les fameux yemas.
Bon, comment dire… C’est spécial… Je n’ai pas pris la photo du yemas coupé en deux car je n’ai pas pu finir. Je pense qu’il faut manger ce gâteau dès l’enfance pour en apprécier les subtilités. Une grosse croûte de glaçage au sucre et au blanc d’oeuf et un intérieur de jaune et de sucre cuit…
Cela a beau, comme je l’ai dit, ne pas être une spécialité andalouse, on est quand même en Espagne. On trouve donc des cafés à churros et chocolat chaud.
La recette des churros est archi-simple et je vais vous la mettre sur le blog très vite!
L’une des pâtisseries les plus réputées de Séville est Ochoa.
Si l’on souhaite dévorer des « polvorones », il faut absolument goûter ceux d’Ochoa.
Une autre spécialité: le « torrija ». Une sorte de pain perdu trempé dans un sirop de miel et de sucre. On voit là, qu’on se rapproche des pâtisseries nord africaines. L’une et l’autre se sont influencées au cours des siècles et on retrouve beaucoup de similitudes.
Le reste des pâtisseries a sans doute moins d’intérêt pour un touriste français. Ce que j’aime, ce sont les spécialités locales!
Pour en revenir aux polvorones, j’ai acheté toutes les sortes, au moins celles de la boutique.
Pour autant je ne suis pas dans le jugement de valeur, mais quand c’est bon, il ne faut pas se priver pour le dire! Un délicieux sablé croustillant et fondant, qui se rapproche beaucoup des montecaos, mais en plus plat.
Un des autres gâteaux est à l’huile d’olive et aux amandes. Une petite merveille!
Impossible de venir à Séville sans visiter la cathédrale, construite sur une ancienne mosquée. Le clocher, la Giralda, est construit sur l’ancien minaret hispano-mauresque.
En parlant de la Giralda, la brasserie éponyme, est assez réputée.
C’est le moment pour une bière bien fraîche et enfin quelques tapas! Car on ne vient pas en Espagne, d’autant plus en Andalousie, sans manger des tapas. Pour les rares personnes qui ne connaîtraient pas le concept, il s’agit en fait de tout ce qui peut se manger, mais en servi en petites assiettes et plus ou moins petites quantités.
Il y a de quoi se mettre en appétit quand on lit un menu de tapas. Il y a en général tellement de choix!
Comme ces délicieuses courgettes farcies…
L’un des musts pour un gourmand comme moi, c’est une grande assiette de jambon « Jabugo » ou « Pata Negra ». Et le top c’est avec un bon verre de vin rouge.
Ces jambons sont parmi les meilleurs au monde. Les porcs ibériques, typiques du sud de l’Espagne sont nourris avec des glands. Ces cochons produisent naturellement beaucoup de gras, d’autant plus avec ces glands très riches en glucides.
Une autre petite merveille: les « croquetas » avec du jambon ibérique. Croustillantes sur le dessus, archi-moelleuse à l’intérieur.
La balade continue avec toujours plein d’orangers et de clochers.
On peut trouver de vielles publicités sur les murs en faisant attention.

La « Casa de Pilatos » se trouve juste à côté du convent de San Leandro.
Partout dans la ville, on trouve des bars avec les fameux jambons suspendus.
Sous aucun prétexte il ne faut louper la visite de l’Alcazar. Après les bâtiments somptueux, on se retrouve dans les jardins immenses plein d’orangers.
Pour les enfants (ou les grands enfants!!), on peut se perdre dans le labyrinthe.
Cette photo représente pour moi assez bien l’ambiance de Séville: palmiers impériaux, orangers, ciel bleu…
On trouve même des citronniers. J’ai bien sûr goûté aux oranges dans la rue: elles sont immangeables, il fallait quand même bien essayer. Les citrons me paraissent par contre identiques à ceux que l’on achète.
Surtout, lever son regard…
Je me verrais bien avec une petite terrasse sympathique comme cela…
Après toute cette marche, un arrêt à la confiteria « La Campana » est quasi-obligatoire.
Avec Ochoa, c’est la plus fameuse de la ville.
La mise au point n’est pas claire, mais c’est sur les fruits confits qu’il faut porter son regard.
Il est tellement facile de repartir avec une petite douceur et un café que c’est impossible de résister!!
Une balance dans une pâtisserie? Oui mais c’est votre avenir qu’elle vous indique, pas le poids heureusement…
Non loin de là, cette étonnante structure imposante se tient sur une place.
Étonnamment, c’est presque naturellement qu’elle se fond dans le paysage.
D’ailleurs pour être sûr de bien l’admirer, c’est assis en face avec un « chocolate con churros »…
Le soir venu, c’est encore un dîner de tapas avec ces trop délicieux beignets d’aubergines que l’on plonge dans un petit bol de salmorejo. Le croutillant de la chapelure, le fondant de l’aubergine s’unissent à merveille avec la fraîcheur du salmorejo.
Un autre plat typique de la région: de petits poivrons verts passés à la friture (toujours à l’huile d’olive), des oeufs et du chorizo…
Du fromage passé à la chapelure puis frit, toujours dans l’huile d’olive.

Direction Cadix!
C’est évidemment au marché que je vous donne rendez-vous.
On retrouve de nouveau les asperges sauvages.
Et de petits escargots que les espagnols dégustent juste passés à la poêle. Il faut aimer.
On ne pourra pas louper les magnifiques jambons.
Le chorizo qui n’attendent que d’être cuisinés.
Cadiz étant en bord de mer, il y a plein de fruits de mer ultra-frais.
Comme ces tranches de thon magnifiques.
On trouvera de plus petits poissons, mais aussi des seiches, des chiens de mer…
Tout le marché s’articule d’ailleurs autour du marché de poissons, puis on retrouve autour les échoppes plus classiques.

Les magasins présentent tous les produits de la région.
Comme ce petit fromage de chèvre maintes fois récompensé, le « payoyo ».
En passant, on ira admirer la cathédral « Santa Cruz » de la ville.
Bien sûr, il ne faut pas louper les petites pâtisseries, toujours à la recherche de la spécialité locale.
Ça tombe bien, il y en a justement une: le turron de cadix!
On trouvera également des « yemas » à la noix de coco.
Des tartes aux amandes et aux pignons (bonne idée à retenir!).
En repassant par la place « Topete », on passera déjeuner à « Las Flores »… Mais je vais consacrer un article entier sur ce restaurant…
Allons vite nous réfugier de nouveau dans une pâtisserie!! On remarque toujours les similitudes avec les pâtisseries tunisiennes, algériennes et marocaines.
Chaque pâtisserie a son interprétation du turron de Cadix.
Ici à gauche, on trouve celle aux fruits confits et amandes.
Essayons de ne pas trop baver sur la vitrine.
Je peux vous assurer que cette « torta de almendra » était vraiment très bonne. Vous me croyez? Tant mieux!
Cadix est souvent comparée à La Havane et beaucoup de tournages ont eu lieu ici.
C’est vrai que par endroit on pourrait s’y croire. Mais pour être allé à La Havane plusieurs fois, je peux vous assurer que ce sont deux ambiances vraiment différentes.
On continue notre petite escapade en Andalousie à Jerez.
Il faut aussi parfois lever le nez et admirer les bâtiments.
Ouf!! Il y a un marché.
On va finir par croire que je passe ma vie dans les marchés. C’est pour moi un moment essentiel dans la visite d’une ville.
On y trouve de délicieuses spécialités passées dans la chapelure. Je ne sais pas pourquoi mais ces « rollitos de chorizo » me faisaient de l’oeil.
Comme partout ici, le marché aux poissons est le centre, puis on retrouve par quartiers les viandes et les fruits et les légumes.
Jerez est connue pour ses vins et le célèbre vinaigre. C’est aussi une ville magnifique.
Et les influences mauresques se font sentir.
Partout encore les orangers débordant de fruits.
Une pause déjeuner à l’ombre pour un salmorejo bien frais avec plein de jambon. Aïe aïe aïe!
Pour le goûter, on pourra goûter à cette spécialité de la ville: une sorte de gâteau très léger, contrairement aux apparences, qui a la texture et le poids des craquelins.
Avant de se rendre à Arcos où c’est la saison des gâteaux, on peut passer à Bornos.
Une toute petite ville mais avec quelques endroits charmants.
On trouve surtout les bâtiments blancs typiques de la région.
Nous voilà donc à Arcos pour la fin du voyage.
Pourquoi Arcos? Pour toutes les arches que l’on trouve dans la ville.
Je disais donc que c’était la saison des gâteaux et je ne plaisantais pas! Ces délices ne se vendent que pendant quelques semaines!
Ils ne payaient pas de mine, j’ai donc été d’autant plus surpris par leur saveur surprenante. De l’huile d’olive, des amandes, de l’anis, du sucre… Dense mais très bon!
Arcos est sur une colline et surplombe la région. Dommage que je n’ai pas de photos, car il y a plein de champs d’olivier.
J’ai regroupé ici les gâteaux que j’avais achetés à Bornos et Arcos. Ils n’étaient pas forcément les plus beaux, mais ils étaient tous sans exception très très bons!
Notre petit voyage se termine mais nous allons très vite pour découvrir plus en détails la friture de Cadix avec une visite exclusive de « Las Flores »! Encore mille mercis à Letitia pour son accueil et ses bonnes adresses.
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